Productivité des postes à quai : l'enjeu pour le propriétaire de la cargaison
Le déchargement des conteneurs suit un plan précis, élaboré avant l'arrivée du navire : séquence d'arrimage convenue, grues de quai attribuées, véhicules internes circulant entre quai et parc, et un système d'exploitation de terminal réaffectant les mouvements en temps réel en cas de décalage. Une grue de grande taille réalise en moyenne vingt-cinq à trente mouvements par heure.
Tout le planning est élaboré à rebours de ce chiffre. Pour un propriétaire de cargaison, ces détails n'ont pas d'intérêt direct. Ce qui compte, c'est de savoir quand son conteneur sera disponible pour l'enlèvement – la seule question qui l'intéresse vraiment. Une explication destinée aux clients doit donc présenter le processus de manière à aboutir à l'heure de récupération, et non comme une simple description technique. Les informations commercialement sensibles sont volontairement omises : accords de créneaux d'accostage, tarifs par client et volumes de transporteurs spécifiques ne sont jamais publiés.
Ce modèle décompose la séquence en neuf scènes : deux sur la planification pré-arrivée, trois sur le cycle quai-parc, une sur les règles de sécurité, une sur la réaffectation des tâches par le système de terminal en cas de retard, et deux sur les facteurs déterminant la disponibilité d'un conteneur spécifique.

