Ce qu'une session volée offre réellement à un attaquant
Un jeton de session prouve qu'une personne est déjà connectée. Un attaquant détenant un cookie volé accède au compte sans mot de passe et sans déclencher l'authentification multifacteur, car ces deux conditions ont été remplies au début de la session. Changer le mot de passe après coup ne met pas fin à la session ; seule l'invalidation de la session y parvient.
Ce fait unique explique pourquoi ce sujet doit être abordé dans les formations de sensibilisation plutôt que dans la seule documentation technique. Le personnel a appris que l'authentification multifacteur protège le compte, et c'est vrai, jusqu'au moment où le jeton est dérobé par un logiciel malveillant, une extension de navigateur malveillante ou une page de phishing proxy qui s'interpose entre l'utilisateur et la véritable connexion. Ce qui ne doit pas figurer dans la version publiée, c'est toute valeur de jeton ou de cookie en direct, y compris les versions tronquées, car un support de formation contenant un artefact de session réel est une vulnérabilité qui perdure bien au-delà de la formation.
Le modèle suit une session volée à travers sept scènes : une sur ce qu'est une session en termes simples, deux sur les trois voies par lesquelles les jetons sont dérobés, une sur pourquoi la réinitialisation du mot de passe n'est pas la solution, une sur les signes qu'un utilisateur peut réellement remarquer, une sur le rapport correct, et une sur ce que l'équipe de sécurité fait pour mettre fin aux sessions.

